Bamboo Edition

20 October 2017 admin2632 0
Bamboo Edition informe MM. Les Libraires de l’arrêt de commercialisation au 16 octobre 2017 des titres suivants dans la collection DOKI-DOKI :
:Reversal volumes 1-2
Coeurs à coeurs volumes 1 à 8
Geobreeders volumes 1 à 13
Mr. Nobody volumes 1 à 3
Puella Magi Madoka Magika volumes 1 à 3
Puella Magi Madoka Magika – The Different Story volumes 1 à 3
Puella Magi Kazumi Magika – The Innocent Malice volumes 1 à 5
Tales of Xillia; Side:Milla volumes 1 à 5
Les retours seront acceptés jusqu’au 31 décembre 2017.Vendredi, Octobre 20, 2017LIVRES HEBDO N°1146Edition-diffusion

Vendredi, Octobre 20, 2017 – 00:28

Éditions les Arènes

20 October 2017 admin2632 0
Les Éditions les Arènes
informent Mmes et MM. les libraires de l’arrêt de commercialisation immédiat des titres suivants :
Dessins refusés par le New Yorker (ISBN : 9782352040446),
The New Yorker, les meilleurs inédits (ISBN : 9782352040422),
Shooting war (ISBN : 9782352040675),
Le Monde, les grands portraits (ISBN : 9782352041375),
L’invitation (ISBN : 9782352043614),
L’art floral et la beauté de l’éphémère (ISBN : 9782352044574)
Les retours seront acceptés par Hachette jusqu’au 31 janvier 2018.Vendredi, Octobre 20, 2017LIVRES HEBDO N°1146Edition-diffusion

Vendredi, Octobre 20, 2017 – 00:26

“Astérix et la Transitalique”, la relève d’Uderzo est assurée

19 October 2017 admin2632 0

Il y a quelques jours, lors de la vente aux enchères à Drouot de la collection de Pierre Tchernia, l’illustration de la couverture originale du Tour de Gaule d’Astérix atteignait la somme de 1 449 000 € (frais inclus), un nouveau record mondial pour une œuvre d’Uderzo. Une confirmation de l’engouement des collectionneurs pour la bande dessinée, mais aussi une preuve supplémentaire de la pérennité incontestable du personnage et de la série créés par Goscinny et Uderzo en 1959. Quant au grand public, sa passion pour Astérix ne semble pas prête de se démentir. Le 37è album, Astérix et la Transitalique, sorti le 19 octobre en France, est publié dans 17 langues pour un tirage total de 5 millions d’exemplaires – dont un peu plus de 2 millions en France.

Les héritiers d’Uderzo

Uderzo ayant renoncé définitivement à mettre en scène ses turbulents Gaulois après 2009, c’est Jean-Yves Ferri, au scénario, et Didier Conrad, au dessin, qui ont eu la lourde charge de s’y coller depuis. Après Astérix chez les Pictes (2013) et Le Papyrus de César (2015), ils reviennent, très ponctuels, pour un récit qui se passe en Italie – étonnamment, dans les albums précédents, Astérix et Obélix n’y avaient fait que deux brèves visites, et à Rome uniquement, dans Astérix Gladiateur (1964) et Les Lauriers de César (1972).

Cette fois, Ferri et Conrad les emmènent dans une traversée de la péninsule (qui n’est évidemment pas encore unifiée). Pour restaurer la réputation des voies romaines accusées d’être en mauvais état, un sénateur romain propose d’organiser une course de chars traversant l’Italie et ouverte à tous les peuples connus. Obélix, Astérix et Idéfix y participent, en compétition notamment avec un équipage romain prêt à tout pour l’emporter… S’ensuit une course-poursuite folle sur le modèle de La Grande course autour du monde de Blake Edwards, où évidemment tous les coups (sauf les baffes) sont permis, où les sabotages et les tricheries sont de mise.

Une réussite graphique

Astérix et la Transitalique, comme les deux albums précédents et les probables tomes à venir, pose toujours la même question : comment reprendre une série aussi populaire et aux héros aussi intouchables, quand ses créateurs de génie décèdent ou passent la main ? Graphiquement, Conrad s’en sort mieux que jamais. Qui dit course folle dit travail sur la vitesse, et la vivacité de son dessin lui permet de rendre avec gourmandise les mouvements brusques et rapides des personnages, leurs expressions, la vélocité des chars, les coups de frein intempestifs, les bagarres ou encore les accidents de bord de route. Par ailleurs, Astérix et la Transitalique respecte parfaitement le cahier des charges : des références en pagaille, visuelles et/ou dans les dialogues (Sophia Loren, la terre de Sienne, le design milanais, la Joconde et son sourire, la pizza, Capri c’est fini…), des anachronismes, des clichés gentiment raillés, des jeux de mots, les motifs traditionnels (sangliers, banquet final…), quelques piques d’actualité (le rôle des journalistes, la corruption dans le sport et en politique…). Tout est plutôt bien en place, même si parfois les gags ponctuent de façon un peu artificielle sur le récit. Mais la lecture de cet album au rythme effréné se révèle néanmoins tout à fait plaisante.

Proust, un petit génie de l’autopromo ? Pas si simple

19 October 2017 admin2632 0

Six lettres de Proust, deux manuscrits d’articles et une édition rarissime de Du côté de chez Swann : c’est le trésor qui sera mis en vente le 30 octobre chez Sotheby’s Paris. Récemment, le Guardian s’était ému du contenu de ces documents, révélant que l’écrivain payait les journaux pour qu’ils publient des articles, rédigés par ses bons soins sans que sa signature n’y apparaisse, élogieux sur son propre roman.

“Pourtant, ce n’est pas une découverte. Ces lettres de Proust ne sont pas inédites”, nous explique Benoît Puttemans, spécialiste en littérature et manuscrits chez Sotheby’s, en nous recevant un matin d’octobre rue du Faubourg-Saint-Honoré. “Elles ont été éditées dès 1930, puis rééditées par Philippe Kolb. Et puis, je ne suis pas un spécialiste de la presse, mais ce n’était peut-être pas une pratique si rare à l’époque.” On a tenu à aller vérifier sur place.

L’une des lettres, la plus longue (douze pages) et la plus belle, est adressée à Bernard Grasset – Proust lui annonce, de la façon extrêmement alambiquée qui caractérisait souvent ses lettres, sa décision de le quitter pour publier la suite de La Recherche chez Gallimard (voir ci-dessous). Les cinq autres sont adressées à son bras droit, Louis Brun, l’éditeur qui suivit la publication de Du côté de chez Swann en 1913. Dans ces missives, Proust avait glissé deux articles manuscrits à destination de la presse.

“Il a compris avant tout le monde l’importance de la communication”

Comme l’écrit Jean-Yves Tadié, spécialiste de Proust, dans l’introduction au catalogue de la vente : “Ce qui surprend, alors qu’on aurait cru qu’il planerait au-dessus des détails et de la vie matérielle du livre, c’est le soin avec lequel Proust surveille les détails les plus concrets de l’édition : le prix, les marges, les caractères typographiques, ainsi que le lancement, la publicité, les communiqués à la presse, toutes les étapes de la fabrication et du lancement d’un ouvrage. Il a compris avant tout le monde l’importance de la communication, de la publicité, des relations avec les médias.”

On connaît l’histoire insolite de la publication du premier volume de La Recherche : refusé par Gallimard et Fasquelle, Du côté de chez Swann fut accepté par Grasset à condition que l’auteur en assure tous les frais, ceux de la publication (en deux volumes), ainsi que ceux de la promotion. Proust paiera donc la “communication” autour de son livre. C’est ainsi qu’il accompagne ses lettres à Louis Brun d’articles qu’il a rédigés, à faire paraître au Gil Blas, dans Le Journal des Débats, ou à la Une du Figaro, dans la rubrique “Les Echos” qui n’est en fait qu’une suite de brèves plus ou moins mondaines annonçant les nouveautés, et le plus souvent non signées.

“La quatrième dimension du cubisme”

De quoi relativiser un peu le geste de Proust, s’achetant une forme de rédactionnel, d’annonce, de “prière d’insérer” comme on disait à l’époque, plutôt que la plume de tel ou tel critique. Et contrairement à ce qui semble avoir été dit, Proust ne se décrivait pas lui-même comme “l’égal de Dickens”, ne comparaît pas son livre à “la quatrième dimension du cubisme” ou encore “une bouffée d’oxygène”.

Dans son texte justement intitulé “Un article de Jacques-Emile Blanche sur un ouvrage dédié à Gaston Calmette”, destiné au Figaro, il se contente d’extraire quelques citations (les meilleures) de l’article qu’écrivit son ami le peintre Jacques-Emile Blanche sur Swann. C’est Blanche qui le compare à Dickens, au cubisme, à une bouffée d’oxygène. Ensuite, la transaction est amusante : Proust veillait, en versant l’argent à son éditeur, à ce que ce dernier le transmette lui-même au journal, ainsi que les textes, faisant croire ainsi qu’ils émanaient de Grasset.

Une édition très rare

“Le vrai scoop, poursuit Benoît Puttemans, c’est le livre. Cette édition très rare de Du côté de chez Swann sur (papier) Japon. Il n’en existe que cinq exemplaires. Dont l’un a complètement disparu : il appartenait à la famille Rothschild et a été spolié pendant la guerre. Il se trouve peut-être aujourd’hui dans un container quelque part en Russie ou en Allemagne…”

Une édition de luxe faite par Bernard Grasset au moment où sort Swann, en décembre 1913, dont l’ensemble des exemplaires sera remis plus tard à Proust, au moment où celui-ci publie le second volume de La Recherche – A l’ombre des jeunes filles en fleurs – chez Gallimard en 1918.

“Proust en adresse deux à ses proches, dont l’un à celui qui fut son amant, son ami Lucien Daudet, et l’autre au peintre Jean Béraud, qui fut son témoin lors de son duel avec le critique littéraire Jean Lorrain. Deux autres iront à des gens qui ont participé à l’édition du livre, dont Gaston Calmette, directeur du Figaro, qui avait conseillé à Grasset de le publier, et enfin à Louis Brun, son éditeur chez Grasset.”

C’est cet exemplaire qui se trouve sur une table devant nous, le numéro 5, relié en maroquin bleu nuit, dédicacé par Proust à Louis Brun, qui a pris soin d’y faire intégrer les six lettres et deux manuscrits au moment de la reliure. Le livre et les lettres seront donc vendus en un seul lot. “J’étais à la recherche de ce livre dont on avait perdu la trace en 1942, date à laquelle il fut mis en vente. Mais on ne savait pas qui l’avait acheté. Jusqu’au moment où une personne me téléphone, récemment, me disant qu’elle avait un livre sur Japon à vendre. J’ai su immédiatement de quoi il s’agissait.”

L’acquéreur du livre n°5 en 1942 était Roland Saucier, alors directeur de la librairie Gallimard, et le livre était resté dans la famille jusqu’à aujourd’hui. Son estimation : entre 400 000 et 600 000 euros.

L’exemplaire de Du côté de chez Swann sera exposé chez Sotheby’s à Paris les 26, 27 et 28 octobre 2017, de 10 h à 18h. Mise en vente le 30 octobre.

La lettre de Proust à Bernard Grasset

[28 mars 1814]
Cher ami,
J’ai appris dernièrement, au sujet de notre livre, des choses qui m’ont affligé. Mais tenant avant tout à préserver notre amitié à laquelle je tiens plus qu’à nos rapports d’éditeur et d’auteur, je ne vous en ai pas parlé. Peut-être cependant ont-elles, sans que je m’en rendisse compte influé sur un désir que je vous exprime et auquel je renoncerai s’il peut vous fâcher. Il y a quelque temps un éditeur fort connu m’a fait faire de très jolies propositions si je voulais publier chez lui le 2e et le 3e volumes de A la Recherche du Temps Perdu. Je n’ai pas songé un instant à cela et n’ai même pas répondu, bien que j’eusse alors (ou peut-être même parce que) j’avais alors des ennuis d’argent. J’étais chez vous, je voulais y rester et une question d’intérêt ne m’eût pas fait souhaiter aller ailleurs. Mais dernièrement mes amis de la Nlle Revue Française (et ceci n’est plus du tout la même chose, il s’agit d’écrivains) ont fait auprès de moi des démarches extrêmement instantes, m’ont adressé des demandes rédigées à l’unanimité des membres de leur conseil pour que A la Recherche du Temps Perdu (ils ont fondé une maison d’édition) émigrât chez eux. (Je vous dis cela en confidence.) Ils voulaient d’ailleurs faire entièrement les frais de l’édition et dans les conditions les plus généreuses. J’ai répondu qu’avant tout je ne voulais rien faire qui vous déplût, que je ne savais même pas si je vous le demanderais, et qu’en tous les cas je mettais une condition absolue que ce serait au contraire moi qui ferais les frais de l’édition afin que vous ne puissiez pas croire que c’était une raison d’intérêt qui me faisait désirer de vous quitter. Or, après y avoir réfléchi, sachant que vous êtes lié avec la Princesse de Polignac, pensant qu’une femme saurait peut-être mieux que moi (et surtout causant avec vous alors que je ne peux qu’écrire) se rendre compte si mon désir vous déplaisait, j’avais prié mon ami Reynaldo Hahn de lui demander de causer avec vous. (Inutile de vous dire que je n’avais pas fait la moindre allusion aux choses qui m’ont peiné dont je vous parlais au début et sur lesquelles je vous prie de ne pas m’interroger. J’ai simplement parlé du désir de me rapprocher des camarades de lettres qui ont témoigné d’une grande compréhension de mon œuvre). Mon ami devait justement (et pas du tout pour cela) voir Madame de P.[olignac] hier, quand par une étonnante coïncidence, je reçus votre lettre. J’ai craint que vous ne supposiez que la conversation décidée avant d’avoir reçu votre lettre, ne l’ait été au contraire qu’après. Et pour éviter tout malentendu, mon ami n’a rien dit à Mme de P[olignac] (qui par conséquent ignore tout et de la N[ouvelle] Revue Française, et de la conversation qu’on devait lui demander d’avoir avec vous).
Puisque justement vous m’avez écrit ce même jour-là, j’ai trouvé mieux de vous dire moi-même ce désir que j’ai, en vous laissant vous-même décider s’il vous convient ou non de l’exaucer.
Quant à la question qui faisait l’objet de votre lettre, relativement à la date d’apparition de mon 2e volume, je vous réponds pour le cas où vous tiendriez absolument à ce qu’il paraisse chez vous. Il me semble bien difficile qu’il puisse paraître avant octobre. A l’heure qu’il est, j’en possède le début en placards, tout le reste est encore en manuscrit, pas même recopié complètement à la machine, et que vous n’avez pas encore lu. Or le temps que vous fassiez les placards de cette fin, que j’aie les 1res et les 2emes épreuves de ce qui est déjà en placards, avec tous les remaniements que je souhaite de tout cœur ne pas faire, mais auxquels, me connaissant, je crains bien d’être forcé, tout cela me semble bien exiger plusieurs mois. Et actuellement avant de vous livrer mon manuscrit (si c’est à vous que je le livre) il me faut faire recopier la fin et changer bien des choses. La division en 3 volumes m’a obligé à trouver une fin prématurée pour le 1er volume, laquelle laisse, dans le 2e d’où elle était extraite, une lacune. Il me semble que tout cela manque d’équilibre. Et sans exagérer l’importance – bien minime – de ce que j’écris, je dois pourtant aux lecteurs qui ont témoigné de l’indulgence au 1er volume et veulent bien attendre le 2e, de ne pas leur donner quelque chose de trop arbitrairement sectionné. Si j’étais bien portant, le travail me serait plus facile, et peut-être aussi certains scrupules s’évanouiraient. Mais tout est compliqué quand on est malade, les jours où on peut travailler sont rares, et ces jours-là, les heures très courtes. Je crois donc qu’il faudra attendre octobre (au fur et à mesure que je recevrais des épreuves nous verrons s’il y a moyen d’arriver plus tôt, ou si même octobre est un peu prématuré) dans le cas où vous n’accueilleriez pas mon désir d’émigrer à la NRF. Mais peut-être l’accueillerez-vous ? Veuillez agréer, cher ami, l’expression de mes sentiments les plus dévoués.
Marcel Proust.
P.S. – J’avais entendu dire que M. Le Grix qui est votre ami, je crois, avait fait un très bel article sur mon livre (ce qui ne m’étonne pas car il a infiniment de talent). Est-ce que cet article ne doit pas paraître ? J’ai reçu une coupure disant que vous aviez demandé une souscription du conseil municipal. C’est sans importance, mais si vous m’en aviez parlé je crois que je vous aurais fait valoir d’assez bonnes raisons contre cette initiative. Je peux d’ailleurs juger mal en la circonstance. J’ai ” en souffrance » à l’Écho de Paris un article de Blanche, que j’ai lu et qui est bien. Comme j’ai été très malade je n’ai pu m’en occuper, et je crois que je pourrai le faire paraître. Mais je suis d’avis que la semaine Sainte et la semaine de Pâques seraient très défavorables. Je peux demander pour 8 jours après Pâques, n’est-ce pas ? – On a d’ailleurs eu à l’Écho l’intention de le faire passer. Car j’ai su qu’Henry Bordeaux avait voulu y faire une chronique sur mon livre, et qu’il lui avait été répondu qu’on allait publier un article de Blanche sur le même sujet. D’ailleurs je saurai d’ici 2 ou 3 jours à quoi m’en tenir.”
Références : Kolb, XIII, n° 58.

Aléas

19 October 2017 admin2632 0
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